
L’autre jour, Maxime s’est cassé la clavicule. Pour le consoler, je veux lui renvoyer une fable qu’il m’avait offerte il y a 3 ans…
“Le sugraffe
Dans la noirceur de la nuit fraîche, Karl écrase nonchalemment les roses qui
ornent la pelouse de sa tante Hivna, une femme grosse et triste.
Il est trop tard pour une excuse, les petits animaux sont morts.
Le pauvre Karl, dans un élan de rage, avait plus tôt ce jour-là mis le feu
au cabanon où logaient, depuis cela environ quatre années, sept bébés
furets, que les aînés du village s’amusaient à appeller #1, 2, 3, 4, 5, 6, et 8.
Celui qu’on nommait # 8, Douleur de son vrai nom, n’avait su gagné l’amour
ou le respect des habitants de Lurich.
Il était tellement affreux qu’on ne lui avait même pas octroyé le privilège
d’obtenir le surnom de # 7.
Les furets vivaient une relation haineuse, même vicieuse avec leur voisin
Karl. Le jeune homme de 11 ans est une brute.
Un être laid et froid, qui ne saura jamais ce qu’est l’amour.
En ce 11 novembre 2045, Karl en avait eu assez des bêtes vlimeuses et avait
décidé de les incendier.
Il s’était caché depuis l’après-midi, de peur des réprimendes de sa tante
obèse.
Il est donc environ 2 heures du matin et Karl, plutôt content de son coup,
flane près de chez lui en attente de l’heure propice pour entrer chez lui.
C’est alors que soudainement, Douleur surgit de derrière un bosquet, pour
ensuite se jeter au visage de Karl, lui arrachant le nez avec ses petites dents,
aussi meurtrières que celles d’un requin blanc.
Le petit furet mal-aimé avait en effet survécu, grâce au sugraffe.
Karl a eu ce qu’il méritait, et Douleur, celui qu’on nomme maintenant # 7,
est dorénavant roi a Lurich.
Fin
Maxime
25 Novembre 2004 “
Word.